Voici donc que l'hécatombe continue au Modem 92 après le président c’est au tour de deux vice-présidents de démissionner sous "le silence démocratique" d’un mouvement démocrate malade.
Chers amis du Mouvement Démocrate des Hauts de Seine,
J’ai souhaité m’adresser à vous, car c’est grâce à vos suffrages que j’ai été élue vice-présidente de notre Mouvement du 92, et je tiens encore une fois à vous en remercier.
Engagée au sein de cette famille politique depuis plus de 10 ans, car elle répondait à mes convictions politiques profondes, j’ai suivi son évolution en tant que simple adhérente jusqu’à un engagement plus fort dans la foulée du projet présidentiel de 2007, comme beaucoup d’entre nous.
Lorsque j’ai accepté de porter le projet
Démocrates du 92 en action en 2007, aux côtés d’Antoine Dupin et de mes autres collègues, le but premier de mon engagement était de servir mon département en participant au combat d’un renouvellement politique dans ces Hauts de Seine ô combien marqué !Mes autres objectifs, aux côtés de l’équipe que j’avais choisie de soutenir, étaient de porter les fondements du rassemblement avec tous les adhérents du 92 autour de nos valeurs, de notre positionnement politique qui avait fait la force de notre projet humaniste et démocrate de 2007,pour organiser notre Mouvement du 92 par la concertation et la participation de tous, pour mettre fin au culte du chef et de la gestion autocratique et pour stabiliser l’organisation de notre mouvement dans le 92 grâce à la légitimité que confèrent les élections internes.
Ce combat pour le 92, j’ai aussi voulu le porter pour ma ville de Bagneux, ville la plus pauvre des Hauts de Seine par volonté commune des forces politiques en présence depuis des décennies, où pour la première fois, un combat municipal (11%) avait permis l’élection de deux élus municipaux et d’une élue pour le conseil communautaire, et l’émergence d’une force politique démocrate dans un bastion du communisme depuis 75 ans ! Ces municipales avaient aussi révélé sur tout notre territoire, l’éclosion d’une nouvelle génération en politique, celle qui n’avait pas eu peur d’aller affronter le suffrage universel, sans appui et pour beaucoup, la fleur au fusil !
Or force m’a été donnée de constater que malgré la légitimité conférée par des élections internes départementales (65%), il nous a été impossible de mettre en place le programme de travail qui avait été à la base de notre élection car nos adversaires n’ont eu de cesse d’empêcher le moindre progrès au sein de ce département, activement soutenu en cela par le national.
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èmecandidate non éligible sur la liste des Européennes, j’ai eu à connaître les procédés antidémocratiques de sélection et de nomination des candidats, que j’ai formellement contestés par écrit à la direction nationale, mais j’ai néanmoins accepté de figurer sur la liste, par discipline politique. Après la débâcle, nous avons fait part de notre grande inquiétude au Bureau exécutif, à l’instar de tous les mouvements départementaux de France, sans que celle-ci ait pu trouver l’écho d’une quelconque réponse.Notre appel de Neuilly, en novembre 2009, auquel j’ai activement participé a encore été un autre cri à destination de nos dirigeants, en les interpellant sur l’absence de ligne politique claire ; sur les dysfonctionnements internes dus à de multiples interprétations de nos statuts en fonction du contexte, et enfin sur la nécessité de directives claires sur la désignation des candidats aux différentes élections à venir dans notre département…
Les élections régionales de mars prochain auraient dû concrétiser l’ensemble des attentes des adhérents et militants dans un ancrage volontairement réformiste et ambitieux, dans un esprit de justice et de confiance.
Or, à quoi assistons-nous depuis le début des préparatifs des élections régionales : d’Union Régionales bâclées et/ou voire ignorées, en mouvements départementaux affaiblis par des décisions iniques où le respect du droit du militant sans cesse prôné par nos instances nationales est sans cesse bafoué, à d’improbables castings de dernière minute, en passant par des résultats de votes électroniques sans qu’aucun chiffre de participation ne soit communiqué, les élections régionales au MoDem sont le théâtre de déchirement et de défection au détriment de la construction d’une cohésion vitale pour notre mouvement.
Quant aux régionales au sein de notre département du 92, la liste des dysfonctionnements et des pratiques anti-démocratiques est si longue qu’elle ne semblerait même plus crédible, si elle était déroulée aux yeux d’un béotien.
A aucun moment, je n’ai senti à l’oeuvre, dans notre organisation commune, les valeurs d’humanisme, de démocratie et de respect que prône notre Charte des Valeurs, tant sur le plan national que local.
En tant que vice-présidente du 92, à la suite de mon intervention au conseil départemental du 22 janvier, je ne puis en mon âme et conscience, au nom des valeurs qui sont miennes, qui ont été et qui demeureront le gage de mon engage ment en politique, soutenir les pratiques qui ont conduit à la liste des régionales du 92, fruit d’un chantage immonde et de compromissions politiques indignes d’un Mouvement dont les membres avaient juré de « faire de la politique autrement ».
Après mûre réflexion, prenant en compte de manière très sérieuse, les conseils et les recommandations de beaucoup d’entre vous, j’ai donc décidé de présenter ma démission en tant que vice-présidente du Mouvement départemental des Hauts de Seine, ainsi que de toutes mes autres fonctions départementales et nationales.
J’avais pensé qu’une nouvelle famille politique pouvait émerger, fermement décidée à faire de la politique fondée, non seulement sur des valeurs, mais sur une vision d’avenir et un vrai projet de société, concret, cohérent et audacieux ; un mouvement politique où les militants et les élus seraient au service de ce projet et non, comme trop souvent, préoccupés par leur carrière personnelle et le fait du prince, mais j’ai bien peur de m’être trompée comme tant d’autres d’entre nous...
Mais pour autant, je n’ai aucun remords d’en avoir été, car mon engagement a été aussi pour moi, l’occasion de belles rencontres humaines et de personnalités diverses et motivées, par de là nos différences. Je m’en retourne, comme Antoine et Philippe, vers le combat premier, celles de nos valeurs, au-delà de nos convictions ou couleurs politiques, là où je sais vous y retrouver, c'est à-dire une route commune à construire, un chemin à partager, empreints de respect de soi et d éthique, d’aspiration commune.
Très amicalement,
Marie Virapatirin Darves-Bornoz
"Là où la connaissance n’est que chez un homme, la monarchie s’impose. Là où elle est dans un groupe
d’hommes, elle doit faire place à l’aristocratie. Et
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