On se souvient de la pathétique réunion de lancement de campagne organisée à Sceaux voilà trois semaines. Sous l’œil d’un Alain Dolium atterré, moins de quatre-vingts adhérents (candidats compris) s’étaient ennuyés poliment jusqu’à ce qu’un semblant de pugilat vienne mettre un peu d’animation dans la veillée.
Le 16 février, Chantal Brault, la vaillante tête de liste des Hauts-de-Seine, a remis ça. Toujours à Sceaux, puisque c’est sa ville. Et le résultat a été encore plus brillant : à peine quatre pelés et deux tondus, dont la candidate et son mari. Dix à douze personnes en tout pour les quatre sections de Sceaux, Chatenay-Malabry, Antony et Bourg-la-Reine ! Comme on s’en doute, l’enthousiasme n’était pas vraiment au rendez-vous. Le « débat » reflétait l’état d’esprit général du Modem : deux ou trois assistants qui s’effarent de la quantité des départs et qui se demandent comment faire campagne sans militants, deux ou trois qui répondent que le départ des « traîtres » est une bonne chose et que maintenant on va pouvoir repartir sur des bases saines, et au milieu deux ou trois qui trouvent que vraiment les méthodes du siège sont tout sauf démocratiques et qui s’apprêtent à rendre leur carte orange. La soirée s’est donc achevée un peu prématurément, chacun préférant aller regarder la télé…
Heureusement que Dolium n’a pas assisté à ce nouveau naufrage ! Lui à qui Badré et Creuzet ont expliqué qu’ils ont le soutien des adhérents et que « leur » liste allait déclencher l’enthousiasme dans le 92, il se serait senti encore un peu plus déprimé.
Le grand absent de toutes ces réunions reste quand même Badré lui-même, responsable du gâchis et qui devra bien assumer le résultat que fera le Modem dans les Hauts-de-Seine. Mais il a raison de ne pas trop s’en faire. Quelle que soit l’ampleur de la déroute, Bayrou ne lui fera aucun reproche. C’est que, voyez-vous, Badré est (encore) sénateur et rapporte de l’argent au mouvement. Et ça, pour Bayrou, ça fait tout pardonner.
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