A moins de six semaines du premier tour des Régionales, Alain Dolium a le blues de la tête de liste. Un léger découragement, mélangé à l’obsédante question de se demander ce qu’il est venu f…tre là.
Il faut dire que la réunion de lancement de campagne du 92, organisée l’autre soir à Sceaux, a été rien moins que triomphale. Alain a pu y mesurer l’audience et le savoir-faire de la dream-team que lui a imposée Badré. A peine quatre-vingts adhérents, dont un bon tiers était venu pour voir. Sept sections seulement de représentées sur les vingt-huit du département . Trois ou quatre bouteilles d’eau minérale en guise d’apéritif, sans compter une assemblée morne et une ambiance de veillée funèbre qui ne s’est animée que lorsqu’un militant de Vanves a manqué de baffer une militante d’Antony. Bref, la fête à Neu-Neu !
Accessoirement, Alain a aussi découvert que la mobilisation militante était proche de zéro, puisqu’il a été impossible d’affecter ne serait-ce que la moitié des tâches que Martine Volard, la sémillante directrice de campagne départementale, avait prévues sur son bel organigramme. Denis Badré, sans doute conscient du fiasco, avait courageusement décidé de ne pas venir et samedi Pierre Creuzet (numero 2 de la liste) a réuni à Nanterre 4 personnes pour tracter sur le marché bonjour l’ambiance !
Pour la tête de liste régionale, la déception a été cuisante. C’est que le délirant Pierre Creuzet, qui n’a jamais brillé par son sens du réel, lui avait fait miroiter une réunion «Héénôôôrmmme !», une participation massive et une ovation digne d’un futur président de région. Et puis, peut-être Alain se souvenait-il de la réunion organisée deux mois plus tôt à Boulogne par Antoine Dupin et qui, avouons-le, avait tout de même une autre allure. Les comparaisons sont parfois cruelles.
Alain Dolium commence donc à prendre la mesure des ravages que les manœuvres personnelles de Badré ont provoqués dans la fédération. Faible soutien militant, démobilisation de trois-quarts des sections, un n° 2 de liste «serial-loser» qui vit dans un monde parallèle dessiné par Walt Disney, et un n° 6 caractériel, Christophe Grébert, avec lequel les relations sont si bonnes qu’Alain refuse désormais d’être photographié en sa compagnie ! Ajoutons au tableau un tract pathétique de platitude dont les photos paraissent tout droit sorties d’un bulletin paroissial des années 70. De quoi se dire qu’il est tombé dans un traquenard.
C’est d’ailleurs ce qu’il disait le lendemain en privé, se plaignant d’avoir été enfumé par les belles paroles d’un clan Badré dont les promesses sont manifestement allées très au-delà de leurs moyens. Rage au ventre et calculette en main, le «Obama français» essayait d’estimer combien la défection du 92 allait lui coûter de points à l’échelle régionale. On l’interrompait alors pour lui apprendre qu’Elisabeth de Fresquet et sa section de Paris XVe, la plus grosse de la capitale, décidaient elles aussi de se mettre en congé de la campagne. Sans compter le 95, encore sous le choc de la récente démission de son président. Et le 93, où la présence du Modem demeure assez faiblarde.
Sans oublier bien sûr, comme toile de fond à tout ça, un sondage à 4%....
Je pense que Alain n a pas fini d avaler son chapeau.
Rédigé par: bretrand claude | 07 février 2010 à 08:45
Vaut mieux en rire qu'en pleurer et cet article est très drôle... A l'erreur de stratégie politique, se sont ajoutées d'innombrables erreurs sur le choix des hommes et des femmes pour donner corps à cet élan démocrate oulevé en 2007. Mais le besoin de renouveau dans l'opposition au sarkozysme reste entier et il a besoin de personnes comme nous ! A très bientôt ?
Rédigé par: Christelle de Crémiers | 07 février 2010 à 17:25
Dernière heure : ce n'est même plus 4% à l'échelle nationale, mais 3% à l'échelle de la région IDF :
Ile-de-France: Le sondage de Pécresse
Dans une enquête confidentielle, réalisée par la Sofres les 2 et 3 février pour Valérie Pécresse, la liste UMP de la ministre de la Recherche arrive en tête des intentions de vote en Ile-de- France avec 32%. Le socialiste Jean-Paul Huchon recueillerait 22%, la Verte Cécile Duflot 17%. Derrière, et tous les deux à 6%, se trouvent Olivier Besancenot pour le NPA et le communiste Pierre Laurent pour le Front de gauche. En queue de peloton, le FN à 4,5% et le Modem à 3,%
http://www.lejdd.fr/Politique/Elections-regionales-2010/Depeches/Ile-de-France-Le-sondage-de-Pecresse-170713/
Rédigé par: Fabrice | 07 février 2010 à 23:14
@ Bayrou, l'erreur stratégique nationale
@ Badre, l'erreur de casting dans le 92
Derniers sondages pour le MoDem: 8%, 7%, 5%, 4%, 3,5% et maintenant 3% dans le JDD !
Le MoDem, il ne reste plus rien à l'intérieur... comment la courbe des sondages pourra-t-elle s'inverser ?
Rédigé par: SPK | 07 février 2010 à 23:19
@tous : tentons de mobiliser quelques électeurs. J'ai déjà demandé à mes proches tout d'abord, d'aller voter, puis de voter MoDem, que ça ne révolutionnerait pas le pays... J'espère qu'ils vont le faire (pour info, c'était des électeurs MoDem qui sont aujourd'hui dégoûtés)
Rédigé par: Domi92 | 08 février 2010 à 15:26