Dans un billet repris sur un blog intitulé « CCAS : Puteaux, la ville qui se prend pour le Bon Dieu », S.C..., conseillère municipale d’opposition assène contre vérités sur contre vérités. Nous sommes surpris, nous les Démocrates, de la voir réduite ainsi à une simple posture de bateleur : la Cassandre fait sien les travers de l’Apollon du groupe Altercation Puteaux (comme l’a si bien nommé le Parti socialiste).
N’a-t-on jamais appris à un élu responsable qu’il fallait comparer ce qui est comparable ? Si le Budget du CCAS de la ville de Puteaux est conséquent, c’est parce que Puteaux donne une priorité à l’action Sociale. La ville a les moyens de ses ambitions et la volonté politique de mettre en place depuis des années des mécanismes uniques en France, qui permettent de soutenir activement les familles et les plus démunis de nos concitoyens.
Pourtant, elle siége au Conseil d’administration du CCAS. Elle a notamment découvert dans l’appareil budgétaire social « des lignes mystérieuses ». En réalité, cela ne fait aucun mystère pour ceux qui savent lire un budget et sa nomenclature. Il n’existe d’ailleurs aucune ligne budgétaire intitulée «marques de reconnaissance». Les colis de Noël ou les cadeaux aux personnes âgées ou handicapées et les goûters sont une tradition dans de nombreuses communes. Il est vrai qu’à Puteaux, un effort est fait sur la régularité et la qualité. De là à parler de clientélisme ? Il vaudrait mieux parler de « politique de redistribution » qui vient d’ailleurs soutenir un revenu moyen par habitant qui fait partie des plus faibles des Hauts-de-Seine. Quoi de plus légitime ! Quoi de plus normal face à une réalité sociale très lourde pour les plus fragiles. Alors comment oser comparer les budgets de CCAS en fonction de la taille de la commune ? Par pure absurdité politicienne et au mépris de la qualité des personnes aidées. Madame Cancelloni démontre par elle-même qu’elle ne connaît pas la population putéolienne.
Une remise en cause de la politique de redistribution !
Au moment même où la crise économique frappe violemment notre pays, elle propose de mettre sous condition de ressources toute une série d’aides attribuées par le CCAS et cite notamment les aides à la petite enfance, la carte jeune et les bourses d’études…Or, la politique familiale à Puteaux a pour but de compenser pour toutes les familles les charges occasionnées par la présence d’enfants.
La mise sous condition de ressources, comme le propose les grébertistes, outre les effets de seuil que ces mesures ne manqueraient pas de provoquer, conduirait à un changement de nature de cette politique en ciblant les prestations et aides sur une seule catégorie de familles, alors même que la finalité de la politique familiale à Puteaux est de répondre aux besoins diversifiés de toutes les familles.
Ainsi, la carte jeune d’un montant de 45 euros attribuée sans condition de ressources des parents est attribuée à tous les enfants pour leur permettre de s’inscrire à des activités sportives ou culturelles. Il en est de même de l’attribution de l’allocation « voyage scolaire ». Ainsi, l’AMGED autorise tout ménage de Puteaux, lorsque chaque membre du couple exerce une activité professionnelle de bénéficier d’une aide financières liée à l'emploi d'une personne à domicile pour assurer la garde d'au moins un enfant.
Un seuil de revenu a tout de même été instauré pour éviter tout effet d’aubaine.
Quand aux Bourses municipales d’études, elles tiennent, bien évidemment, compte des revenus.
Une méconnaissance des mécanismes d’attribution des aides du CCAS en matière sociale
L’essentiel des moyens financiers du CCAS est consacré à la politique sociale qui tient compte des ressources des foyers. En fait, l’analyse détaillée des aides met en évidence que les deux tiers du total des dépenses consacrés à ces aides le sont sous conditions de ressources et concentrés sur les plus faibles revenus.
Il en est ainsi des aides apportées aux personnes âgées. La ville a ainsi défini à l’échelon communal, un minimum vieillesse. Elle verse donc une allocation à chaque foyer de personnes âgées qui seraient au dessous du seuil défini.Il en est de même pour les handicapés qui bénéficiant de l’Allocation Adulte Handicapés reçoivent de la ville une allocation différentielle en fonction de leurs ressources.
L’attribution de bons alimentaires est bien entendu encadrée dans des conditions de ressources strictes.
Concernant les secours d’urgence, c’est effectivement au CCAS que l’on vient pour trouver des solutions aux problèmes basiques du quotidien : la nourriture, la cantine des enfants. Ces aides permettent de payer des charges courantes mais aussi d’aider à la formation de jeunes ou le règlement de dépenses de santé et parfois même de prendre en charge les frais d’obsèques d’un proche.
Sylvie CANCELLONI évoque les conditions d’attribution des secours dont certains sont effectivement en espèces en parlant explicitement de manque de « transparence ». En réalité, il faut savoir que l’attribution des secours est parfaitement encadrée par la loi. Il n’y a pas de déclenchement d’un secours financier sans enquête sociale avec constitution d’un dossier comportant les ressources et les charges.La Chambre Régionale des Comptes n’a pas fait la moindre observation sur ce sujet au CCAS de Puteaux.
Une ignorance de la réalité du travail de partenariat
De plus, au-delà des aides ponctuelles accordées, l’accompagnement et le suivi des familles sont assurés par les assistantes sociales du CCAS ou de la Circonscription de la Vie Sociale (Conseil général)qui interviennent notamment lorsque le budget des familles est dégradé de manière chronique.
Le CCAS n’est pas un bunker renfermé sur lui-même comme l’affirme injustement l’élue de l’opposition. C’est une structure ouverte qui entretient quotidiennement des relations de travail avec de nombreux partenaires institutionnels comme associatifs. Dans le domaine de la dépendance, ces partenaires sont nombreux autour de la table pour évoquer régulièrement au sein de la coordination gérontologie les difficultés des personnes âgées. Les aides accordées au titre du Fonds de Solidarité pour le Logement sont attribuées, chaque mois, par une commission composée de nombreux partenaires dont le Conseil Général et la Caisses d’Allocation Familiales.
L’obscurantisme se cache plutôt dans la dénonciation systématique de Mme Cancelloni, depuis ses défaites successives aux instances locale et départementale du MODEM, certainement pas dans le travail de terrain des agents publics du CCAS, qui avec mérite et dévouement sont au contact des souffrances des Putéoliens les plus fragiles et qui développent avec rigueur des partenariats et des projets d’avenir comme celui de l’épicerie sociale avec le milieu associatif.
On ne pourra que constater avec quel " talent" Madame Cancelloni propose exactement ce qui est mis en en œuvre par le CCAS pour mieux le condamner ensuite. Manier des contre vérités conduit souvent à quelques contradictions, pourvu que « ça buzze ».
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